Carnet de Compostelle -3- le jour J

Le train quitte Nice à 8h17. Nous sortons de l’appartement un peu avant, le sac sur le dos. Plus moyen de revenir en arrière.
Première épreuve: rejoindre la gare à pieds. Ça monte, ça descend… Et 10 minutes après on y est. Quand je pense qu’avec Robin on s’embêtait à y aller en vélo ( aller à la station la plus proche de l’appart, louer le vélo, aller à la station la plus proche de la gare, rendre le vélo, marcher jusqu’à la gare…) Une vrai perte de temps !
Bref, on est en avance. Chez nous c’est dans les gènes. On stresse d’être en retard et on arrive 1000 ans avant l’heure.
Bon j’exagère un peu.
Le train arrive, il est plein. C’est fou de payer un tarif élevé et de ne pas avoir de place assise. La parisienne que je suis ne comprend pas ce principe. Comment à l’heure de pointe ne peuvent-ils pas prévoir plus de train? Ou des trains mieux aménagés?
Quelques stations après on s’assoie. Le sac est posé, mes écouteurs enfoncés, il reste un peu moins d’une heure de trajet et on y sera.
On descend à Menton Garavan et puis on se dirige vers la frontière italienne À PIED.
Le but est de faire tamponner notre crédenciale par les douaniers. Ce sera notre point de départ, il n’a pas été choisi au hasard.
Souvenez-vous:
J’ai déjà parlé du parcours de mon père parti depuis chez lui et arrivé à la frontière espagnole. Une fois là bas après avoir parcouru plus de 1000 km à pied il a regretté pour l’image et pour lui même de ne pas être parti de la frontière la plus proche, celle qui sépare Menton de Vintimille, celle qui n’est qu’à quelques kilomètres de l’appartement.
La frontière se tient donc devant nous. Elle ne ressemble en rien à une séparation, à une distinction. C’est un vieux poste qui semble être à l’abandon. Ou plutôt devenu parking de fortune pour camionnettes et camping car.
Renseignement pris on nous informe que pour avoir le tampon il faudrait faire un détour, monter tout là haut…
Ouhla ! Je suis déjà découragée.
Mais peut être qu’ un peu plus loin, le café pourrait nous apposer son tampon, ça ferait l’affaire et officialiserait le départ depuis l’Italie.
On s’ y rend. Le café est très très court, mais laisse un bon goût en bouche m’a t-on dit. Pour ma part je cherche les premières toilettes du chemin ( les seules même…) car mon super sac de randonnée qui pèse sur mes hanches pour mieux délester le poids sur mes épaules appuie sur ma vessie. Ça fait une heure qu’ on est parti et cette gêne n’est pas finie !
Le café refuse de tamponner la crédenciale. Ils ne sont pas forcément accueillants pour des commerçants.

On repart. Le temps s’est levé, le soleil pointe timidement son nez. On longe la mer, ce n’ est pas désagréable. Il est presque 10h.

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