Carnet de Compostelle -8- je m’essouffle un peu…

On repart du foyer avec le soleil, on s’arrête dans une épicerie Bio acheter un très bon fromage, du pain, des fruits et des yaourts en verre. Vivement la pause du midi pour alléger le sac !

Quelques tensions/disputes quand à la direction à prendre. Il y a plusieurs balisages, mais il ne faut pas se tromper. On revient sur nos pas, et nous trouvons le bon chemin.

Nous sommes donc très vite sur un sentier qui … descend. On attaque donc la journée en douceur, même si pour ma part je préfère les côtes ! Dans les descentes, mon pied appuie beaucoup plus sur l’avant, mes orteils se compressent, et avec mon ampoule chaque pas est douloureux.

On arrive à un cours d’eau. Il faut essayer de marcher sur de petites pierres, en équilibre avec notre sac bien lourd, et évidemment sans mettre les pieds dans l’eau !

Je me lance la première, l’équilibre en général ça me connaît. Sur l’avant dernière pierre, je suis plutôt confiante: erreur, elle bouge… me voici les deux pieds dans l’eau. Je saute pour rejoindre la terre ferme.

Au vu de l’état de mes chaussures, il est clair que dans quelques secondes ce sera l’infiltration. Commencer à 9h avec les pieds mouillés, la journée peut s’avérer bien longue.

Juste après ce petit passage mouillé, ça remonte, et ce pour un bon moment. On passe près d’une carrière, il y a du sable, j’essaye de salir mes chaussures un maximum pour que l’eau soit absorbée. En réalité je n’en ai pas besoin, mes supers chaussures sont waterproof, j’ai fait une bonne acquisition.

A un moment donné le sentier se sépare, on se retrouve de nouveau sur une route pour quelques mètres avant de s’enfoncer dans la Toundra. On avance au départ sans trop de difficulté, je tiens le baton devant mon visage pour m’éviter toutes les toiles d’araignées, on cherche parfois le balisage mais on trouve toujours la bonne direction.

Cependant, on se perd. On rigolait de ces joggeurs qui étaient repassés sur la route alors que s’offrait à eux un beau sentier, mais les ronces nous empêchent de passer. On a déjà suffisamment progressé dans ce passage là, on s’est griffé les jambes, mais là ce n’est plus possible. Ce n’est plus un chemin de ronce mais un mur qui se présente à nous. Il faut renoncer, nous escaladons tant bien que mal le chemin, hier ça n’aurait pas été possible avec la pluie, mais nous arrivons sur la route. On contourne un peu ce passage avant de rejoindre le GR.

Peu après nous arrivons à la Brague. J’ai des souvenirs d’une randonnée à la Brague magique deux ans plus tôt. Cette balade le sera tout autant.

La Brague c’est une rivière dans l’arrière pays Niçois, elle est bordée d’arbres, les allées sont souvent pavées avec de vieilles pierres. L’été j’avais vu des gens s’y baigner car il y a des « piscines » naturelles.

Je suis enchantée par cette partie de notre étape, et ne voit pas le temps passé. Nous n’avions jamais fait ce parcours, nous avons dû faire le départ de cette randonnée. Je pense que j’y retournerai pour tout refaire, peut être cet été?

On finit ce chemin par un petit sprint, c’est ludique mais courir avec 9 kilos sur le dos ça essouffle vite.

Pourtant je ne suis pas fatiguée (je ne parlais pas de ce type d’essoufflement dans mon titre) nous repartons, traversons le cours d’eau. On se retrouve de nouveau en ville, quelques gouttes de pluie nous ramènent à la réalité et mon père commence à chercher un abris pour déjeuner. C’est dimanche, tout est désert, il aimerait qu’on se pose quelque part dans une maison en chantier. Mais autant je n’avais pas de scrupule à entrer dans un camping désert, autant là, maison en travaux et désertée, je pense tout de même qu’il y a une violation de propriété. Je résiste, et on continue.

On passe devant des propriétés immenses, bien sécurisée, l’une d’entre elle possède au moins 20 caméras, toutes sur le grillage extérieur… On est un peu intrus mais après tout, le chemin passe bien par là.

En descendant, on arrive au canal de Siagne, c’est bucolique, on se pose sur un muret pour déjeuner. On regarde sur le gps, il nous reste 40 minutes de marche pour arriver au gîte. Chouette ! L’étape sera courte et je vais pouvoir me poser un peu.

Quand on se remet en marche, on ne suit pas les indications de mon GPS qui nous fait aller tout droit, mais le GR.

On arrive au château de Mouans-Sartoux et on continue à déambuler dans les rues. Je commence à être agacée, je vois le point sur ma carte qui s’éloigne du chemin à emprunter, on commence à faire un détour, et quel détour !

Nous arrivons de nouveau sur une route, nous devons faire attention, nous reprenons le chemin plus tard au niveau d’ un parc Botanique.

Sauf que le chemin à emprunter nous ferait avoir de l’eau jusqu’aux mollets, mon père cherche une solution, et moi je m’impatiente.

Solution trouvée, on contourne par le haut. On cherche le balisage, mais pour le moment rien en vu.

Je suis assez iritée, je fais remarquer qu’on a fait un détour énorme, qu’on est maintenant bien loin d’être arrivé, je ne comprends pas l’intérêt d’être passé par là. Mon père réplique que ça nous évitait de passer par la ville, et puis qu’il fallait suivre le GR.

Suivre le GR je veux bien, mais mon chemin indiquait 40min de marche en ville, on a fait plus d’une heure de ville et de route pour arriver à ce fichu parc.

Il est fâché ou vexé et part devant. Je peste et bouillonne intérieurement. La pluie est en quelque sorte la cerise sur le gâteau. On aurait pu l’éviter, mais nous nous sommes entêtés à suivre le GR.

Quand on arrive au gîte, l’accueil de Nina et Robert efface tout. Ils sont charmants, et d’un style tout à fait différent de nous. Chez eux c’est « cool & no stress ». On est encore une fois accueillis comme des « rois », comme des membres de la famille qu’on n’a pas vu depuis longtemps. En plus il y a un gros chat tout mignon, je suis contente. L’ambiance est détendue, on dînera jusque tard dans la soirée.

En retournant à ma chambre, je vois les 8 messages & appels en absence de Robin, il s’est inquiété, c’est mignon 😉

J’avance dans mon film, et m’endors tant bien que mal mes allergies reprenant le dessus.

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Etape de 21 km aujourd’hui en 6 à 7h:

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Source

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Départ ce matin de Roquefort les Pins, arrivée le soir à La Roquette sur Siagne.

Demain: avant-dernière étape !

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