Carnet de Compostelle – 11- l’après

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Quand cette idée est née, ma motivation était la famille.

Un mois plus tôt, j’y ai associée deux autres motivation: le sport et le « régime ».

Mon père a énormément perdu lors de sa marche, il m’avait promis une perte d’au moins 3 kilos. Mais en fait, je n’ai pas perdu 100 grammes entre le départ et l’arrivée.

Je suis rentrée un peu déçue, mais pas tant que ça. Sur le chemin, je me suis beaucoup musclée. Je pensais que ça m’apporterait des bénéfices pour mes futures courses, mais sur ce point je n’ai pas remarqué de réelle différence. Mon temps est égal à celui d’avant, et ma fatigue aussi. C’est peut être normal étant donné que j’ai repris mon boulot, et un rythme pas forcément très reposant.

Cette marche m’a donnée envie de prendre du temps pour moi, quelque chose que je faisais peu avant. Quand j’avais du temps c’était toujours pour bosser, coudre, ou profiter de Robin.

Maintenant, je me suis remise à l’écriture, et je bouquine le soir avant de m’endormir.

J’ai même envie de me remettre au piano !

Je garde un très bon souvenir de cette semaine, et si c’était à refaire, je n’hésiterai pas. Je n’ai pas vraiment souffert physiquement, j’ai certes eu très mal aux pieds parfois, mais malgré mes courtes nuits, cette marche était reposante mentalement.

Je ne pensais à rien, et souvent ne voyais pas les journées passer.

Le soir, mon esprit revenait à la réalité, et je m’imaginais la reprise terrible qui m’attendait, me stressait… Le fait de ne pas avoir le temps de travailler, de ne pas coudre beaucoup, tout ça m’embêtait. Mais en journée, plus rien n’existait sauf le fait de devoir avancer, encore et encore, jusqu’à l’arrivée.

Ce qui m’a plu aussi, c’est de pouvoir me dire que je connaissais un peu mieux mon pays. J’ai certes voyagé en France, vu les châteaux de la Loire il y a une dizaine d’années… ces choses faites avec mes parents enfant, je n’en ai que peu de souvenir. Mes vacances en France se résument dernièrement à la Bretagne et Nice où je retourne chaque année. Cette marche, ces 150 km à travers forêts, sentiers, le long de rivière, fleuve ou  de la mer, depuis l’Italie jusque Saint Raphaël, m’a fait apprécié les richesses du paysage de l’arrière pays. J’ai traversé les Alpes-maritimes, pour rejoindre le département du Var, j’ai vu de tout, sauf peut être des animaux… Seulement quelques lézards et insectes.

J’aimerai bien faire de nouvelles marches, et découvrir d’autres portions de ce chemin. Pourquoi pas repartir plusieurs jours d’affilé, on ne sait jamais…

Ce chemin a été pour moi riche en découvertes, surtout sur l’humanité. J’ai eu l’impression de ne rencontrer que des personnes ouvertes, non stressées, confiantes et positives.

De retour sur Paris, la différence se fait sentir dès l’aéroport…

De retour en classe… mes élèves m’ont bien fait sentir que j’avais trop profité de mes vacances. C’était le retour à la réalité !

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